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3 octobre 2018 Vol. 11 No 29

Après la pyrite, la pyrrhotite et l’ocre ferreuse, voici la mérule pleureuse

Auteur : Stéphane Paquette
Stéphane Paquette
Stéphane Paquette

La mérule pleureuse est un champignon à croissance rapide qui s’attaque à la structure du bâtiment et est souvent appelée « cancer du bâtiment ».

Bien que le premier cas signalé de mérule pleureuse au Québec date de 1947, plus d’une centaine de cas ont fait l’objet d’une attention médiatique depuis 2016.

La mérule pleureuse est un champignon de type lignivore qui se nourrit de bois et entraîne de ce fait la décomposition et la perte de la capacité portante de la structure d’un bâtiment à ossature de bois. La prolifération de la mérule pleureuse est difficilement contrôlable et a malheureusement souvent comme conséquence ultime que le bâtiment doit être détruit et le sol décontaminé.

Au début de sa croissance, la mérule pleureuse prend la forme d’un ensemble de filaments ayant l’apparence et la consistance d’une ouate (voir image 1).

Image 1

Par la suite, ces filaments peuvent se transformer en structure en forme de crêpe pouvant mesurer 6 pouces à plus de 6 pieds de largeur (voir image 2).

Image 2

De plus, la mérule pleureuse produit des spores qui peuvent se disperser dans l’air et qui peuvent ainsi contaminer non seulement d’autres parties de l’immeuble, mais également les bâtiments adjacents. Le travail de décontamination ou la destruction de l’immeuble, le cas échéant, doit être fait avec la plus grande des précautions afin d’éviter de contaminer les immeubles avoisinants.

On peut constater la croissance de la mérule pleureuse dans les bâtiments sujets aux infiltrations d’eau, mal entretenus ou ne répondant pas aux normes de construction. Évidemment, les chalets et les chalets convertis pour usage quatre saisons offrent des conditions propices à la croissance de la mérule pleureuse. De plus, l’une des particularités de celle-ci est qu’elle est capable de s’infiltrer à travers les joints de maçonnerie, ce qui a pour effet que la mérule pleureuse peut se propager entre deux bâtiments séparés par un mur mitoyen.

Devant l’importance de ce phénomène, un comité interministériel sur la mérule pleureuse fut mis en place, lequel a remis son rapport en juin 2017. Le gouvernement du Québec, pour faire suite au rapport présenté, a mis sur pied un programme d’indemnisation des victimes de la mérule pleureuse qui entrera en vigueur à compter du 5 octobre 2018.

Nous vous invitons donc à être attentifs à la présence possible de la mérule pleureuse, à ne pas sous-estimer le danger de ce champignon pour la structure de l’immeuble ni les risques découlant de la disposition des matériaux contaminés.

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